Mercredi 11 août 2010 3 11 /08 /Août /2010 22:16

DSC9239Le passage de notre dernière frontière, s’annonce stressante. Dans le pays le plus sécurisé du monde, venir avec un passeport couvert de tampon arabe n’est pas de bonne augure. Notre première tentative échoue, on se fait refouler, trop tard pour mettre en place les procédures de sécurité. Bien, nous voilà bloqués à la frontière jordanienne. Nous parvenons à négocier de laisser la voiture à la frontière, et on s’incruste chez l’un des agent de sécurité jordanien pour la nuit.

Le lendemain, on passe 9 heures à la frontière israélienne. Interrogatoires croisés, et attente interminablement angoissante. la voiture complètement vidée, le moindre gadget est passé au scanner. Nos affaires, posées en vrac sur des charios, font prendre au poste des frontière des allures de squat ; pour rajouter une couche, on se met à jouer de la musique pour tuer l’angoisse. Les groupes pressés avec des coups de soleil et des casquettes tous de la même couleur, nous regardent avec des yeux ahuris. Pour eux le passage ne prendra qu’une demi heure tout au plus. A la tombée de la nuit, on nous annonce qu’on nous laisse rentrer…ouf… « mais vous n’avez qu’une semaine de visa »…shalom !! en rangeant les affaires, je regarde pika, la chienne, déterrer avec acharnement les fleurs des jolis parterres du poste frontière… héhé

On se fait une raison, on trouvera bien un moyen de rester plus longtemps. En Arrivant à Bethléem, on a le cœur qui bat, d’un sentiment de triomphe…Il y a pas à dire, même avec une semaine de visa, c’est une VICTOIRE !

 

(PS : Un mois et demi plus tard. Demain, nous saurons si nous obtiendrons un visa d’un an… )

La suite dans 1 an, inch’allah.

arrivée 

Par magda
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Mercredi 11 août 2010 3 11 /08 /Août /2010 22:10

DSC9118DSC9135L’entrée en Jordanie nous réserve de mauvaise surprises fiancières, les taxes s’avèrent bien plus élevées qu’annoncées par le ministère. Malgré les négociations bien tentées d’Andrea à coup de chanson folklorique, on ne décrochera rien de plus qu’un sourire amusé. De fait nous décidons de prendre la formule économique pour la voiture, qui ne nous autorisera qu’à passer 3 jours dans le pays. Nous traçons vers le Sud.

A Wadi Moussa, tout prêt de Petra, nous rencontrons la culture bédouine. D’une incroyable dignité, ces gens tentent de conserver leur mode de vie et leur philosophie malgré la pression touristique. DSC9132Après leur expulsion de Petra par le gouvernement en 1975, ceux-ci ont été relogé dans des maisons en dur, avec l’électricité et l’eau courante, qui n’ont rien à envier aux grottes anciennes où les bédouins vivaient depuis 500 ans avec que le tourisme deviennent un business trop juteux pour que l’on les laissent vivre ne paix. Leur intérieur n’a pas changé, avec pour seul mobilier des tapis qui recouvrent l’ensemble de la maison, seul le béton des murs rappelle cette sédentarisation forcée. Comme la plus part des peuples nomades, les bédouins sont des bergers ; ce sont les gardiens du désert, dont ils connaissent chaque source, chaque arbre et toutes leur propriétés médicinales. Leur sens de la débrouille est incroyable, des vrais petits mac giver version dans le désert. Le plus impressionnant, c’est que même en vivant dans un des lieux les plus touristiques du monde, la plupart ont gardé un grand sens de la simplicité. Certes ils ont besoin d’un peu d’argent pour vivre, et dépendent du marché touristique : petits stands de bijoux et souvenirs, trek dans le désert, passage au monastère en mule, font leur source de revenu. Mais il s’agît de ne pas perdre sa vie dans le travail quand même. Et dès que l’amitié rentre en compte, il n’est plus question d’argent. C’est une valeur bien trop important pour être corrompue. Malgré leur contact avec la culture occidentale depuis qu’ils sont petits, le rêve des jeunes bédouins c’est d’avoir quelques chameaux, et quelques mules, avant de se marier un jour avec une bonne musulmane (ou une italienne convertie). Ca c’est le rêve._DSC9139.jpg

Je garde l’image, au petit matin, d’un jeune, avec un sac à dos d’écolier, une petite radio à fond sur l’épaule, et toute l’apparence d’un djeuns de nos banlieue se rendant au lycée, se rendant je ne sais où dans le désert...à dos d’âne !!

Je regrette de ne pas avoir le temps de rencontrer les femmes, qui font les petites mains dans les coulisses. DSC9134

Par magda
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Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /Juil /2010 17:58

 

Arrivée tardive à la frontière syrienne ; Et nous qui croyions qu’on parviendrait à regarder le match de l’Italie de l’autre coté de la frontière, c’est finalement dans le bureau enfumé de l’officier chargé de visa qu’Andrea satisfait ses instinct de supporter refoulés en poussant des jurons en italiens qui font sourire l’officier. Mais notre sympathie ne suffit pas, il faut aligner les bakchich, et égrener nos billets verts à chacune des étapes administratives. On peut dire que la Syrie a bien appris de son colonisateur français, ici la bureaucratie façon mille-feuille est digne d’une demande de régularisation pour un « sans-papier » noir en France ! J’arrive à l’étape ultime de la mise en règle de mon véhicule, au troisième étage du bâtiment ; l’officier supérieur me reçoit dans sa chambre : assis sur son lit, en slip et en marcel, la clope au bec. Un autre officier est venu déposer quelques « cadeaux » : des cartouches de cigarettes dédouanées  « offertes » par ceux qui ont besoin de faire oublier quelques petits manquements à la règles. On rentre victorieusement de la frontière après 5 heures de démarches.

C’est fois, plus aucun doute, on a bien les deux pieds en orient.

 Nous sommes heureux d’être enfin capable de communiquer, avec nos quelques mots d’arabe. Mais l’entrée en Syrie marque aussi le début d’un autre monde, où bien des repères occidentaux sont ébranlés. A commencer par notre idée de la liberté de circulation, qui n’a pas grand sens dans cette zone troublée : nous nous trouvons dans une sorte de schizophrénie où l’on ne peut dire où l’on va, si ce n’est , lorsqu’on discute avec d’autres voyageurs, en parlant du « pays interdit » (il n’est pas possible de rentrer en Syrie avec un tampon israélien dans le passeport, et vu la concentration d’agent secrets au mètre carré on évite de dire qu’on a l’intention de s’y rendre, même s’il s’agit des territoires occupés.) Après quelques heures seulement, on devient familier du visage du président Bachar el-Assad placardé à chaque coin de rue, imprimé sur les parbrise arrière, où en statue monumentale au bord de l’autoroute. L'autoroute, parlons-en! Il semblerait que le concept n'ait pas été bien compris par les conducteurs syriens, qui l'empreinte à double sens de chaque côté du terre plein central! Sans compter les camions qui traverse sans phare en pleine nuit pour prendre le contre sens à droite! avis aux amateurs de sensations fortes...

 Aleppe semble avoir gardé la configuration d’une ville médiévale : chaque rue est spécialisée dans un type de commerce. (Ironiquement, notre auberge se trouve dans la rue des pneus :… après avoir parcouru au moins 25 « autolastic shop » en Turquie à la recherche d’un pneu pour Renault, ce hasard nous fait rire jaune !) Pour le reportage, c’est une aubaine : il n’y a qu’à parcourir les rues pour observer les artisans travailler.DSC8760DSC8739

 Je trouve quelques modes de production intéressants ; la fabrication de fromage se fait en famille complète, enfant ; cousins et grands-parents. La partie la plus technique de la fabrication consiste à étirer le fromage à la main, comme la mozzarella. DSC8734DSC8691

 

Dans la rue des forgerons, je trouve de minuscules ateliers, qui correspond bien à mon idée de l'artisan indépendant dans son espace de travail. A bien les observer, je constate cependant que chaqun est spécialisé dans un type de pièce très particulier, ce qui rend le travail exptrémement répétitif. Chaque pièce sera ensuite transférée dans un autre atelier, qui continuera la fabrication de l'objet, et ainsi de suite jusqu'à l'état final. Finalement, ce mode de production ne semble pas si différent d'un chaine fordiste.... à la différence près que le chronomètre n'est pas au dessus de l'épaule du travailleur, que le montant de la fiche de paye n'a pas à être négociée, et que l'heure de la sièste est au choix. DSC8769DSC8771

 

Même déchantement, derrière l’image séduisante de ce petit atelier : son travail consiste à enduire des pots en cuivre d’étain fondu. Travail usant et probablement très dangereux pour la santé. 

 

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Dans cette petite industrie familiale, la technique de souffleur de verre est également un héritage familial. Le verre usagé est brisé en petits morceaux et fondu dans un superbe four en terre: fabriqué à la main, on voit qu'il a été pensé par un maître qui savait comment façonner son outil de manière à pourvoir le mieux travailler. 

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Dans un autre genre de recyclage, une rue est spécialisée dans la transformation de pneus. Cousu à la main, les pneus de camions deviennent des bassines, des sacoche, des sceaux bien sûr, ou même des pièces de moteur.DSC8894DSC8899

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L'un des travaux les plus raffinés que je trouve est la sculpture de plateau en métal, bien typique de la culture orientale. Le plateau est un objet indispensable dans une cuisine orientale, et la taille du plateau étant proportionnelle à celle de la famille où de l'occasion à fêter, on peut facilement arriver à des dimensions gargantuesques.

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Ici encore c'est la famille (branche masculine) qui structure la répartition du travail et la transmission du savoir. Papa garde un oeil ouvert sur le travail de ses chers fils et apprentis. 

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Par magda
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 16:37

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Escale dans un campement kurdes; à coup de guitare et d'accordéon l'amitié se lie rapidement. 

 

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Passage en Cappadoce. Magique atmosphère

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Par magda
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Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /Juin /2010 18:52

La suite du voyage s’annonce un peu plus « speed » jusqu’à Istanbul pour rattraper le retard. J’ai la joie de recevoir Andrea qui m’accompagnera pour la suite du voyage. Je dois dire que c’est un certain soulagement d’être désormais à 2, en particulier pour les pays qui suivent !

En 10 jours : 6 frontières, sauvetage de 3 tortues, un faon, et une belette sur la route.

DSC7367Monténégro : dans les petites routes de campagne, le temps semble ne pas avoir bougé depuis l’époque communiste ; La nature est bien préservée : finalement la taxe écologique que l’on paye à l’entrée est peut-être utilisée à bon escient ! On sent une profonde volonté de faire partie de la communauté européenne dans le pays, les routes sont en pleine rénovation partout, et l’euro est dors et déjà utilisé dans ce tout jeune pays.DSC7344

On fait escale au port de Tivat, sur le voilier de L’Amarazi , où l’équipe technique de la compagnie de théâtre (http://www.caravanstage.org/) nous accueille à bras ouvert. J’ai même droit à un gâteau surprise préparé par les chefs-cuisto pour mon anniversaire !

Belle émulation créative à bord, chacun sa tache : Un allemand est affairé à la sono, une anglaise à la lumière, un français à la construction de la scène, et une danseuse canadienne fait ses étirements. Que du beau monde !DSC7331

Nous continuons vers le Sud, mais comme partout, la côte est trop construite ; nous faisons le détour par le lac de Jezero, un cadre naturel magnifique.

Albanie. Nous ne faisons que traverser. La route principale du Nord est misérable. Pas même un tunnel, nous mettons 6 heures pour faire les 250 km à travers les petites montagnes, et éviter les nids de poules. Dès les premiers kilomètres nous sommes surpris par la grande pauvreté apparente de la population. Des enfants s’agglutine aux fenêtres pour demander la pièce ; le changement est brutal après le Monténégro, si propret et si européenDSC7421.

Kosovo. Nous réussissons à négocier une ristourne sur l’assurance obligatoire, exorbitante pour le peu de temps qu’on y passera. Mais le jeu en vaut la chandelle, le pays le plus jeune du monde vaut le détour. C’est toujours étrange de découvrir un pays que l’on ne connaît que par la guerre : dans la ville de Prizren, l’atmosphère de l’après-midi donne l’impression d’une fête nationale ; et pourtant, nous sommes en pleine semaine, et non, nous dit-on, rien de particulier aujourd’hui : les enfants mangent des barabapapa, les ados font des photos de groupes avec leur Ipod, les jeunes filles mangent des glaces en petit débardeur et les terrasses sont bondées.DSC7490

Contrairement à mon impression de la Bosnie, on ne sent dans cette région aucune trace de la guerre. Nous décidons que le pays mérite qu’on s’y attarde un peu. Dans la petite ville de Dragash, nous rencontrons « Tony » de son surnom américain. Avec un anglais impeccable, il nous explique que sa famille, réfugiée politique en Allemagne, fut une des premières à rentrer au Kosovo « les services d’immigration nous ont pris pour des fous, mais nous avions tous au Kosovo, un terrain, une maison…pourquoi on resterait en Allemagne, j’aime mon pays ! » Il nous emmène dans son village, et nous buvons le thé dans la grande salle à manger, typique des maisons kosovardes : une longue banquette longe les murs de la grande salle, conçue pour accueillir toute la famille dans les grandes occasions.

kosovo 20Le grand-père vient nous saluer, « il perd un peu la tête » nous dit Tony. Sa mère, qui adore faire des blagues, fait croire au vieux qu’Andrea est un américain. Le vieux, ravi, poussent des exclamations enthousiastes entre ses gencives sans dents. Il mime un avion américain « dehors les serbes ! » cri-t-il en riant et en applaudissant. Pour Tony, la guerre est finie, et il n’y a plus de rancœur à avoir contre les Serbes « même si on beaucoup souffert ». Sa femme apporte son travail de brodeuse. La coutume veut que chaque femme, avant son mariage, brode des napperons qui feront l’honneur de la famille pendant les réceptions. Elle expose fièrement les fines pièces unes à unes. « Elle est très douée ! dit Tony, mais aujourd’hui de moins en moins de femmes continuent de pratiquer cette coutume. Le bébé est allongé dans un landau traditionnel, et une bande brodée le retient. Nous rendons visite à la famille, pour voir les broderies de la jeune mariée. Le café est obligatoire pour les invités. L’accueil est chaleureux, et nous regrettons de ne pas avoir plus de temps à partage avec la sympathique famille.sud-balkans 0026DSC7531kosovo 41

Macédoine : nous traversons le pays en quelques heures. Ignorante j’étais, ignorante je resterais de ce pays. Le temps manque, c’est un peu frustrant.

bulgaria3 08Bulgarie ; et retour en Europe par la même occasion. J’ai l’étrange impression de rentrer à la maison. Les villes ne nous font pas la meilleure impression qui soit ; On ne peut pas dire que les Bulgares soient très polyglottes, la communication n’est pas des plus facile.

Nous décidons de passer par les montagnes, histoire de voir un peu plus « d’authentique ». Des vieux vendent du miel, des conserves de champignons et des confitures maisons qui ont l’air délicieuses le long de la route. Plus haut en Altitude, les paysages sont animés par les nombreux gros hôtels des stations de ski bon marché. Nous parvenons au village de Shiroka Laka, où l’on nous avait promis de voir de vielles tisseuses… Nous comprenons très vite qu’on nous a envoyé dans un endroit pour touristes. La dame qui s’occupe de l’office du tourisme (mais qui fait aussi caissière pour une copine et s’occupe de louer les appartements) est sans doute la seule femme qui sache réellement utiliser le métier à tisser dans le village. Elle porte un T-shirt avec une photo du village imprimée et en grosses lettre « Tourist office of Shiroka Laka » « Presque plus personne ne l’utilise vraiment, il y a encore des vieilles Baba qui le font en hiver, mais je ne vois pas vers qui je pourrais vous envoyer »… 

J’ai parfois l’impressions que ma quête est un peu sans espoir : qui a encore envie d’utiliser les vielles techniques qui nécessitent de longues heures de travail, quand on peu trouver des produits chinois bas de gamme pour presque rien ! bulgaria 612

bulgaria 46bulgaria 37Mais on note d’espoir vient me réchauffer le cœur :Un jeune couple bulgare, venu passer le week-end dans les montagnes, est venu pour acheter un ancien métier à tisser. Ils veulent en faire cadeau à une amie s’intéresse beaucoup à cette technique. « Je ne sais pas bien où elle va trouver la place dans son appartement à Skopje », rit le jeune homme. Au moins il y a encore des gens qui s’intéressent aux techniques anciennes !

La femme de l’office du tourisme, avec l’aide de son marri, s’occupent d’assembler les pièces de l’objet pour montrer au jeune couple comment monter le métier à tisser. Certaines de pièces ont 150 ans d’âge explique-t-elle. Elle pointe le doit sur un petit os : « attention, à ne pas perdre, c’est une pièce importante ! »explique-t-elle en mimant le geste à effectuer.

   Au cours d’un « opération de sauvetage » d’un faon trouvé sur la route, nous rencontrons Nikos, un vieux guide touristique à la retraite. Nous sommes contents de rencontrer enfin quelqu’un qui parle correctement anglais… Nikos semble s’enorgueillir de pouvoir faire le guide. Il nous parle longuement de l’origine de l’alphabet cyrillique, des successions d’empire et de l’origine du hochement de tête inversé pour le « oui-non » bulgare…sud-balkans 0022 Le lendemain, il nous emmène rencontrer son ami , Vassilev, facteur de cornemuse Bulgare. Vassilev est aussi professeur dans la célèbre école de musique de Shiroka Laka. sud-balkans 0048bulgaria2 75Dans son petit atelier, au sous-sol de la maison, ça sent fort la chèvre ; des peaux sont pendus pour le séchage ; Nikos me traduit, le bois utilisé pour les pipes sont en cerisier. Je comprends vaguement qu’il explique à son ami comment il faut s’y prendre pour être dans le coup avec les touristes, avoir une carte de visite, etc… Il me dit que pour cette fois je n’ai pas besoin de payer pour voir l’artisan travailler, puisque je vais lui faire de la publicité. Je tente de lui expliquer que mon approche est différente, il ne s’agit pas d’argent mais d’un échange humain avant tout, et de l’intérêt de partager sa passion. Mais j’ai l’impression que trop d’années passées dans l’industrie du tourisme aveugle l’homme, et mes mots lui échappent. L’obsession de l’argent dans les endroits touristiques me rend un peu amère. Nous décidons qu’il vaut mieux mettre la priorité sur la Turquie, et prenons le chemin vers la Grèce, au plus court vers Istanbul.sud-balkans 0015

Par magda
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